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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 07:49

Du mythe démocratique (gouvernement du peuple, par le peuple…) nous en sommes aujourd’hui à une sorte de monarchisme constitutionnel éclairé.

Après que la démocratie représentative ait sombré dans le naufrage de la quatrième république, vint la cinquième, déjà qualifiée par les démocrates de « coup d’état permanent ». Pourtant, dans sa version initiale, cette cinquième du septennat ouvrait encore la porte au pouvoir citoyen grâce au décalage entre les élections présidentielles et législatives. De ce fait il était possible de faire nommer un premier ministre qui n’était pas du même bord que le président. En vertu des articles 20 et 21 de la Constitution, le Chef du gouvernement disposait, dans une certaine mesure, des moyens pour mener une politique conforme aux aspirations des électeurs, même si celles-ci contrevenaient aux positions du Président.

Dans sa version quinquennale actuelle, la concomitance des élections présidentielles et législatives rend cela infaisable. « Je décide il exécute » Sarkozy l’a dit, Hollande l’a fait. Le premier ministre et son gouvernement sont tenus de jouer le rôle de factotums. Manuel Valls ne détermine plus (art 20) la politique de la France : il l’entérine il l’exécute et il la vend.

D’autre part les députés ne jouent plus le rôle de représentants du peuple : élus dans la botte du président, ils sont plus attachés à servir son gouvernement que leurs propres électeurs.

A cette troïka (président→gouvernement→députés) s’ajoute un autre pouvoir indépendant du premier : le pouvoir judiciaire.

Alors que reste-t-il au pouvoir citoyen ? Le droit de désigner ses maitres tous les cinq ans. Si, abstention aidant, le vote ne représente pas une vraie majorité, le pouvoir citoyen n’en serait plus au crépuscule mais bel et bien dans la nuit.

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