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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 14:27

Dans ce royaume bonne pâte où les sujets avaient le droit de choisir leur souverain, la démocratie (bien qu’il fût malséant de le dire) portait, en son sein même, un germe corrupteur.

On voyait dans les assemblées ou à la tête des partis (jusqu’à des prétendants au royaume) nombre d’élus, ci-devant repris de justice. Cela ne troublait guère le fonctionnement de la machine, malgré que la somme des sujets s’abstenant de voter allant grandissant poussât la démocratie vers un concept plus symbolique que réel, de telle sorte que les minorités imposassent leurs lois.

Mais si la malhonnêteté et le déclin moral, en tant que composante du système, en devenaient, du coup, d’utilité publique, cela n’allait pas jusqu’à lui donner accès au droit moral du pouvoir d’ergastule.

La force suprême, celle de punir, fut donc confié à une autorité indépendante, surtout pas issue du suffrage universel, avec l’idée que les magistrats recrutés sur concours ou cooptés entre eux, une fois débarrassés du souci de se faire élire, pourraient, tout à loisir, être vertueux.

Kant disait que l’homme a été taillé dans un bois si tordu qu'il est douteux que l'on puisse jamais en tirer quelque chose de tout à fait droit. L’indépendance de la Justice exige, pour croire en son mérite, que le vieux sage avait tort.

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