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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 10:08

Manuel Valls use à fond de la société spectacle* qui prévaut désormais. Plutôt Hamlet que Folleville, au théâtre de la politique, il joue la tragédie. Friand des situations dramatiques et des sentiments marqués (amour, haine, terreur, pitié) il utilise pour les traduire des mots aussi forts que possibles : « J'ai peur pour mon pays, j'ai peur qu'il se fracasse contre le Front national »

L’amour pour son pays, la haine pour le FN, la terreur, la pitié : tout y est. C’est la version courte et triviale de ce que Racine aurait pu nous servir :

« Tremble, m'a dit La France, fils digne de moi.

Le cruel Front l'emporte aussi sur toi.

Je te plains de tomber dans ses mains redoutables,

Mon fils. » En achevant ces mots épouvantables,

Son ombre vers mon lit a paru se baisser ;

Et moi, je lui tendais les mains pour l'embrasser.

Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange

D'os et de chairs meurtris et traînés dans la fange,

Des lambeaux pleins de sang et des membres affreux

Que des chiens dévorants se disputaient entre eux.

Réelle ou feinte (il y a toujours un mélange des deux) cette prophétie a pour objet de dire aux abstentionnistes socialistes « Debout les Morts »

A titre personnel je souhaite que le Premier Ministre soit entendu sur l’utilité de voter, mais je ne suis pas assez bête pour me laisser entrainer dans ses délires dépressifs.

*Guy Debord

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